[bannière] Belinfos.be, toute l'actualité en Belgique francophone Site belge francophone


137 sources différentes


26/10/2021 - SOLIDARITE : 2 sources

1 - Amnesty (Belgique - section francophone)
2 - OXFAM


SOLIDARITE (1) : Amnesty (Belgique - section francophone)

News  Quitter - Actualiser - Sources - 3 dernières news - Archives 24h - Jobs et emplois - Haut de page
Armysty - Engagez-vousAmnesty (Belgique - section francophone)

Rejoignez l'appel et défendez les libertés fondamentales en participant à nos deux grandes opérations de fin d'année : le Marathon des lettres et la campagne Bougies

- Marathon des lettres- Campagne bougies / , ,
Le journaliste Roman Protassevitch risque la tortureAmnesty (Belgique - section francophone)

Action urgente en faveur de Raman Pratasevich et Sofia Sapega qui risquent la torture et une condamnation à 20 ans de prison

- Le réseau des actions urgentes / , , , ,
La Tchétchénie doit libérer Salekh Magamadov et Ismaïl IssaïevAmnesty (Belgique - section francophone)

Deux jeunes tchétchènes ont été enlevés en février dernier pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression. Les autorités russes doivent les libérer.

- Signer nos pétitions / , , , , ,
Un étudiant égyptien, prisonnier d'opinion et détenu au secret pendant 5 joursAmnesty (Belgique - section francophone)

Comment AGIR facilement et rapidement ? Copier-coller le modèle de message ci-dessous dans la partie « J'agis » et envoyez-le aux emails des autorités égyptiennes m.office@ppo.gov.eg et eg.sec.be@hotmail.com. N'oubliez pas de mettre dans le sujet de l'email le nom de la personne en danger : Ahmed Samir Santawy.
Après son arrestation, le 1er février, Ahmed Samir Santawy, chercheur et étudiant en master, a été victime d'une disparition forcée pendant cinq jours.
Au cours de cette période, les forces de (...)

- Le réseau des actions urgentes / , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER PHARE : ATENA DAEMIAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Atena Daemi rêve de voir la peine de mort abolie en Iran.
Prisonnière d'opinion, elle a été condamnée à sept ans d'emprisonnement pour avoir écrit des messages sur Facebook, Twitter et Instagram, pour avoir distribué des (...)

- Suivre un dossier d'Individu en danger / , , , , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER PHARE : María CiroAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
María Ciro est une paysanne qui a consacré sa vie à défendre les droits des communautés paysannes et leur sécurité alimentaire dans la région de Catatumbo, à Santander, au nord-est de la Colombie. Elle milite au sein du (...)

- Suivre un dossier d'Individu en danger / , , , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER PHARE : Fomusoh Ivo FehAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Fomusoh Ivo Feh était sur le point d'entrer à l'université lorsqu'il a été arrêté par six hommes en civil à Mile Four Limbe, dans la région sud-ouest du Cameroun, le 13 décembre 2014. Il avait 25 ans à l'époque. Son arrestation (...)

/ , , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER PHARE : ASER MOHAMED Amnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Aser Mohamed a été arrêté à l'âge de 14 ans, le 12 janvier 2016, puis soumis à une disparition forcée pendant 34 jours. L'étudiant fait actuellement face à une série d'accusations, dont celle d'appartenance au groupe interdit (...)

- Suivre un dossier d'Individu en danger / , , , , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER PHARE : GULIGEINA TASHIMAIMAITIAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Guligeina Tashimaimaiti est une jeune femme chinoise issue de la communauté ouïgour, étudiante en Malaisie. Elle n'a pas été vue entre le 26 décembre 2017, date à laquelle elle est rentrée de Malaisie dans sa ville natale (...)

- Suivre un dossier d'Individu en danger / , , , , , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER PHARE : ISSA AMRO ET FARID AL-ATRASHAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Issa Amro et Farid al-Atrash sont des défenseurs des droits humains palestiniens qui sont inculpés et vont être jugés par un tribunal militaire israélien pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression et de (...)

- Suivre un dossier d'Individu en danger / , , ,
Amnesty International annonce la fermeture de ses bureaux à Hong-KongAmnesty (Belgique - section francophone)

Amnesty International fermera ses deux bureaux de Hong Kong d'ici à la fin de l'année

- Actualités / ,
Émirats arabes unis, Détentions et expulsions à caractère raciste de travailleurs africainsAmnesty (Belgique - section francophone)

Au moins 375 travailleurs migrants africains ont été appréhendés, conduits en prison, soumis à des traitements dégradants et expulsés

- Actualités / , ,
Marathon des lettres : Bernardo Caal Xol, défenseur des droits des communautés indigènesAmnesty (Belgique - section francophone)

pétition pour demander la libération du prisonnier d'opinion Bernardo Caal Xol

- Signer nos pétitions / , , , , , , ,
Marathon des lettres : EXIGEZ LA JUSTICE POUR WENDY GALARZAAmnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition demandant justice pour Wendy Galarza qui a été blessée par balles après avoir participé à une manifestation à Cancún, au Mexique.

- Signer nos pétitions / , , , , , , ,
Marathon des lettres : Libérez Mohamed Baker !Amnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition pour libérer Mohamed Baker, un courageux avocat qui a consacré sa vie au travail en faveur des droits humains en Égypte et à représenter les personnes privées de leurs droits

- Signer nos pétitions / , , , , , ,
Marathon des lettres : LIBÉREZ ZHANG ZHAN !Amnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition pour demander la libération immédiate de Zhang Zhan, emprisonnée en Chine pour avoir rendu compte de l'épidémie de Covid-19.

- Signer nos pétitions / , , , , , ,
Marathon des lettres : DEMANDEZ DES MESURES DE PROTECTION POUR JANNAAmnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition pour demander la protection de Janna Jihad, 15 ans, qui est la cible de menaces de mort et de manœuvres d'intimidation en raison de son travail de défense des droits humains

- Signer nos pétitions / , , , , , ,
Marathon des lettres : LIBÉREZ IMOLEAYO MICHAEL ! Amnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition pour demander que les charges retenues contre Imoleayo, pour sa participation au mouvement #EndSARs au Nigeria, soient abandonnées

- Signer nos pétitions / , , , , , , ,
Marathon des lettres : Libérez Mikita ! Amnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition pour demander la libération de Mikita, 16 ans, arrêté après avoir été pris dans des foules quittant des manifestations à Homel, au Bélarus. Il a été détenu à l'isolement et aurait été torturé.

- Signer nos pétitions / , , , , , , ,
Marathon des lettres : EXIGEZ LA JUSTICE POUR UN GROUPE LGBTI EN UKRAINEAmnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition pour exiger la justice pour les membres de l'ONG Sphère qui soutient les personnes LGBTI en Ukraine. Ils ont été victimes d'attaques et d'agressions, et les autorités ne les protègent pas.

- Signer nos pétitions / , , , , , ,
Marathon des lettres : PROTÉGEZ RUNG DE LA PRISONAmnesty (Belgique - section francophone)

Signez la pétition pour demander la libération immédiate de Rung qui risque la prison à perpétuité pour avoir réclamé la liberté et la démocratie en Thaïlande.

- Signer nos pétitions / , , , , ,
Marathon des lettres : Les États-Unis doivent agir pour la libération de Ciham Ali !Amnesty (Belgique - section francophone)

Ciham Ali est portée disparue depuis 2012 après avoir été arrêtée quand elle tentait de fuir l'Érythrée. Malgré sa double nationalité américaine, les États-Unis n'ont rien fait pour la libérer.

- Signer nos pétitions / , , , , ,
Pays-Bas, Il est urgent d'interdire les algorithmes racistesAmnesty (Belgique - section francophone)

Le gouvernement néerlandais risque d'aggraver la discrimination raciale en continuant à utiliser des algorithmes non réglementés

- Actualités / ,
Deux jeunes hommes arrêtés à l'âge de 17 ans risquent une exécution imminente Amnesty (Belgique - section francophone)

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous en l'adressant au responsable judiciaire de la république islamique d'Iran, Gholamhossein Mohseni Ejei, et à l'ambassade d'Iran à Bruxelles, aux adresses email suivantes : iranemb.bru@mfa.gov.ir ; secretariat@iranembassy.be
Mettez-nous en copie caché (Cci) : action@amnesty.be afin de pouvoir évaluer le nombre d'envois !
Vous pouvez aussi personnaliser votre email avant de l'envoyer, cela augmentera la probabilité qu'il arrive dans la boîte de (...)

- Le réseau des actions urgentes / , , , ,
Un homme victime de disparition forcée « retrouvé » en prisonAmnesty (Belgique - section francophone)

Hüseyin Galip Küçüközyiğit manquait à l'appel depuis le 29 décembre 2020.
Malgré les tentatives de sa fille pour le retrouver, il est resté victime présumée de disparition forcée pendant 259 jours.
Il est actuellement incarcéré à la prison de Sincan, près d'Ankara.

- Le réseau des actions urgentes / , , , , ,

SOLIDARITE (2) : OXFAM

News  Quitter - Actualiser - Sources - 3 dernières news - Archives 24h - Jobs et emplois - Haut de page
Magasins ‘pop-ups’ Oxfam : des habits chauds pour l’hiver à prix douxOXFAM
29/09/2021

Des habits chauds sont un droit, pas un luxe. Pour la deuxième année consécutive, Oxfam proposera des vêtements d’hiver à 3 €/kilo dans des magasins temporaires. Ces ‘pop-up stores’ ouvriront à Bruxelles et Anvers.

En Belgique, de nombreuses personnes peinent financièrement à se procurer des vêtements chauds et de qualité pour l’hiver. C’est suite à cette constatation que nous avons ouvert l’hiver dernier notre premier magasin temporaire proposant une vente au kilo à prix bas. Cette initiative a rencontré un grand succès, mais avait malheureusement dû être interrompue à cause des mesures sanitaires.

Des vêtements de seconde main de qualité

Cet hiver, nous avons décidé d’ouvrir non pas un, mais deux magasins temporaires proposant des vêtements à 3 €/kilo, l’un à Bruxelles et l’autre à Anvers.

« L’année dernière, après le lockdown, j’ai vu de longues files de personnes attendre devant des magasins ‘discount’ car elles n’avaient pas les moyens d’acheter ailleurs », explique Johannes Eneman, à l’origine de l’initiative. « Mais ces vêtements bon marché s’abîment très rapidement. Dans le cadre de nos activités, nous récoltons de nombreux vêtements de bonne qualité. Par exemple lors des actions menées en collaboration avec e5. Nous avons décidé de les proposer à la vente à un prix très abordable. »

« Pour Oxfam, les vêtements chauds sont un droit, pas un luxe »

Johannes Eneman, collaborateur Oxfam

Où et quand ouvriront nos magasins pop-ups ?

Bruxelles

  • Du 30 septembre au 17 décembre inclus
  • Horaire : du lundi au samedi, de 10 à 18h
  • Adresse : Circularium, chaussée de Mons 95, 1070 Anderlecht

Anvers

  • Du 9 octobre au 24 décembre inclus
  • Horaire : du lundi au samedi, de 10 à 18h
  • Adresse : Lange Beeldekensstraat 125, 2060 Anvers

Vêtements et réinsertion sociale

En plus de proposer des vêtements abordables à un public précarisé, ce projet se double d’un volet de réinsertion sociale. Des personnes en décrochage avec le monde de l’emploi auront en effet l’occasion d’effectuer un stage dans nos magasins. Nous collaborons pour cela avec Emino et Groep Intro. « Cela leur permettra d’acquérir de l’expérience pour la suite de leur parcours », explique Johannes. « Ces magasins sont avant tout destinés à des personnes en situation précaire, que ce soit pour acheter des vêtements ou remettre un pied dans le monde du travail. Mais tout le monde est bienvenu : nous voulons en faire des lieux de rencontre chaleureux. »

Des soutiens précieux

En plus d’Emino et de Groep Intro, ce projet a reçu le soutien de différentes organisations, que nous tenons à remercier :

  • Samenlevingsopbouw via lequel des bénévoles viendront s’occuper du coin café.
  • Binnenste Buiten qui proposera un atelier sur ‘comment se présenter’ et une donnerie de savon et de protections menstruelles.
  • Les CPAS d’Anderlecht et de Saint-Gilles qui distribueront des bons de réduction supplémentaires à des personnes particulièrement précarisées.
  • e5 qui, en plus d’organiser des actions de récolte de vêtements, nous fournit des présentoirs à vêtements.
Rapport AnnuelOXFAM
Rapport annuel 2020

Découvrez l'impact d'Oxfam en 2020
grâce à notre Rapport annuel.

Oxfam TrailwalkerOXFAM
Oxfam Trailwalker 2021

2021 fut l’édition de tous les records,
félicitations à tou.te.s les participant.e.s !

Notre addiction aux agrocarburants bafoue les droits humains au PérouOXFAM
27/09/2021

La Belgique importe des agrocarburants de 67 pays, sans que cela ne nuise aux populations des pays producteurs d’après nos autorités. Fruit de plusieurs mois de recherche dans le nord du Pérou, notre enquête prouve pourtant qu’ils causent pollution de l'air, accaparement de l’eau et des terres et violations des droits humains.

Les Belges consomment beaucoup d’agrocarburants. Notre consommation de cette essence fabriquée à partir de produits d’origine agricole mélangés aux carburants fossiles classiques est même en pleine expansion. De 9,5% aujourd’hui, la part d’agrocarburants à la pompe devrait progressivement atteindre 14% à l’horizon 2030.

Le mirage des agrocarburants

L’objectif affiché ? Contribuer à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, but ultime de l’Accord de Paris sur le climat. Pourtant, ce n’est ni bon pour l’environnement, ni bon pour les pays producteurs. Afin de le démontrer, nous sommes allés à la rencontre des habitant.e.s de la vallée de la Chira, dans le nord-ouest du Pérou, à qui on avait promis monts et merveilles. Les agrocarburants allaient générer des centaines d’emplois et moderniser l’agriculture locale, grâce à l’exploitation de milliers d’hectares de canne à sucre destinés au marchés belge et européen.

Notre enquête a pourtant révélé une image bien plus contrastée. Les autorités péruviennes ont accordé des licences d’exploitations à une multinationale américaine qui a exploité des terres jugées « inhabitées et improductives » par l’état péruvien. En réalité, ces terres composées de vastes forêts sèches étaient peuplées de communautés qui vivent d’une agriculture à petite échelle. La caroube, le maïs et la patate douce qu’elles y produisaient leur garantissaient une alimentation suffisante et un revenu régulier grâce à la vente de ces produits sur les marchés locaux.

Expulsions et promesses d'emplois illusoires

Du jour au lendemain, ces communautés se sont soudainement retrouvées sur la propriété privée d’une entreprise. Dépourvues de titres de propriété, des centaines de personnes ont été expulsées. Celles qui ont pu rester se sont vu interdire l’accès à des pans entiers de forêts qu’elles utilisaient pour faire paître leur bétail ou collecter du bois de chauffage. Cette pratique s’apparente à de l’accaparement de terres, considérée par la Cour Pénale Internationale comme un crime contre l'humanité. Quant aux promesses d’emploi, elles paraissent bien vaines au regard des 0,3% de la population active locale qui travaille sur les plantations de canne à sucre à l’heure actuelle.

Accaparement de l’eau et pollution de l’air

Mais rien ne semble perturber l’agrobusiness de la canne à sucre au Pérou. La demande européenne est telle que la production a doublé en l’espace de quelques années. D’après notre enquête, les autorités locales ont concédé 2,5 millions de mètres cubes d’eau à la multinationale pour irriguer 20.000 hectares de cultures. Et cela dans une forêt sèche, déjà soumise à un stress hydrique à cause du changement climatique. Conséquence : des milliers d’habitant.e.s de la région sont prié.e.s de s’accommoder d’une pénurie d’eau pendant les mois les plus secs de l’année, pourvu que les champs de cannes à sucre ne manquent pas d’eau !

Pire, le brûlage des champs – une technique qui consiste à débarrasser la canne à sucre de son feuillage en allumant des feux contrôlés – pollue l’air dans des zones habitées. De nombreux résident.e.s disent souffrir de maladies pulmonaires depuis l’arrivée de la canne à sucre. « La cendre entre jusque dans nos maisons, même lorsque nous fermons les fenêtres », témoignage une habitante. « Tous les matins, la cour de l’école primaire du village est recouverte de cendres. Les enfants courent donc le risque de respirer un air vicié », nous confie-t-elle.

La Belgique doit cesser de pomper la planète avec ses agrocarburants

Notre enquête démontre plusieurs choses. Premièrement, on ne peut pas continuer à perturber des écosystèmes à l’autre bout du monde pour faire de l’Europe le premier continent « vert ». Deuxièmement, les agrocarburants peuvent être nocifs pour le climat. En effet, la production d’un seul litre d’agrocarburant nécessite 2.500 litres d’eau, une catastrophe écologique ! Et cela n’a aucun sens de raser des forêts pour produire du carburant, car cela ne fera que provoquer plus d’émissions de CO2 que les combustibles fossiles. Selon nous, il faut :

  • Retirer la culture de tous les agrocarburants terrestres, y compris ceux à base de canne à sucre, des objectifs européens d’ici à 2030 au plus tard.
  • S’assurer que les carburants produits hors de l’UE ne provoquent pas accaparement des terres et de l’eau, pollution et impacts sociaux. À l’heure actuelle, les états européens ignorent des problèmes majeurs que nous venons de démontrer.
  • Favoriser les énergies renouvelables comme les éoliennes.
  • Il faut absolument diminuer nos émissions de CO2 dans le transport en adaptant nos styles de vie: cela passe par la mobilité douce, limiter les voitures de société, les gros modèles de voitures qui consomment énormément ou encore en arrêter la vente de véhicules à énergie fossile.

Nous veillerons à poser ce rapport sur la table des ministres belges de l’environnement. Vous voulez nous aider à amplifier son impact ? Signez la pétition qui leur sera remise à la veille de la COP et qui exige une politique climatique ambitieuse et responsable.

Je signe la pétition

Le rapport est accessible au téléchargement ci-dessous.

Icône PDFfueling_human_rights_violations_oxfam_belgique_report.pdf

 

Neutralité carbone : planter des arbres ne suffira pasOXFAM
03/08/2021
Dans son nouveau rapport intitulé « Pas si net », Oxfam dénonce les engagements de nombreux pays et entreprises à la neutralité carbone d’ici à 2050. Des engagements à la fois irréalistes, peu fiables et souvent sans fondements.  
 
De plus en plus de pays et d’entreprises font miroiter la neutralité carbone à l’horizon 2050 en absorbant autant de CO2 qu’ils en émettent. Une idée séduisante sur papier mais c’est avant tout une réduction drastique des émissions qui permettra de limiter le réchauffement climatique et de lutter contre les injustices.  

1,6 milliard d’hectares de forêts pour compenser les émissions de CO2 ? 

 
Pour compenser les émissions de CO2 et arriver à la neutralité carbone, il existe différentes techniques dont l’impact réel est parfois incertain. Beaucoup de ces techniques impliquent d’utiliser des terres, soit pour y planter des arbres, qui gardent le carbone et rejette de l’oxygène, soit pour adapter les surfaces agricoles afin qu’elles absorbent plus de CO2. Or, les terres ne sont pas infinies, elles appartiennent souvent à des communautés qui en vivent et elles permettent de produire de la nourriture. 
 
La Belgique, qui fait partie des pays avec la plus grande empreinte carbone par personne, ne pourrait jamais compenser ses émissions en faisant pousser des arbres sur son territoire. C’est la même chose pour de très nombreux pays, sans parler des entreprises, qui vont vouloir acheter des terres un peu partout dans le monde pour pouvoir continuer à polluer. Pour y arriver, il faudrait 1,6 milliard d’hectares de forêts supplémentaires, soit plus que l’ensemble des terres agricoles de la planète. 
 

Augmentation de 80% des prix de la nourriture ! 

 
La reforestation implique de récupérer des terres agricoles. Moins de terres agricoles, c’est moins de nourriture. Moins de nourriture, ça veut dire explosion des prix. Surtout si l’accaparement des terres se fait dans les proportions décrites ci-dessus. Cela mènerait à une augmentation de 80% des prix alimentaires. Une catastrophe humanitaire alors que la faim gagne à nouveau du terrain dans le monde depuis la pandémie. A côté de cela, ce sont des communautés entières qui risquent d’être déracinées via des expulsions le plus souvent violentes. 

Emissions de CO2 : avant que la baignoire ne déborde  

 
Pour bien comprendre le principe des émissions de CO2, il faut savoir qu’elles s’accumulent au fil du temps. Un peu comme si on remplissait une baignoire avec un bouchon fermé. Si on fait couler un peu d’eau, l’eau reste dans la baignoire et si on en rajoute, le niveau augmente. Et à un moment la baignoire déborde si on continue à la remplir. Dans le cas du climat et du CO2, plus la quantité de CO2 augmente dans l’atmosphère, plus le réchauffement va être important. Sur les 25 dernières années, on a émis autant de CO2 que durant le siècle précédent et on a déjà rempli deux tiers de la baignoire. Si on continue au même rythme, en 2030, la baignoire va déborder et on aura dépassé la barre des 1,5°C de réchauffement.  

CO2 : viser le 0 absolu 
 

Près de 400 multinationales, les Etats-Unis, la Chine ou encore l’Union européenne ont déjà annoncé qu’ielles allaient s’engager sur la voie de la neutralité carbone d’ici à 2050. Mais la compensation doit venir dans un second temps. La priorité absolue, c’est de viser le zéro absolu. D’arrêter quasiment toutes les émissions de gaz à effet de serre. Car compenser est non seulement injuste mais prend du temps. Un temps que l’on n’a pas si on veut éviter que la baignoire ne déborde. 
 
En fait pour limiter le réchauffement climatique sous les 1,5°C, il faudrait une diminution globale au niveau mondial de 45% des émissions de CO2 d’ici à 2030. Les objectifs actuels permettront de diminuer de 1%...  Autant dire que viser la neutralité en 2050, c’est beaucoup trop tard. 
 
Agissez avec nous, en exigeant que la Belgique fasse partie de la solution et plus du problème face à la crise climatique. Lors de la prochaine Conférence de l’Onu sur le Climat, exigez que nos responsables politiques fassent partie des moteurs du changement. 
 
Say yes to Second Hand September OXFAM
27/07/2021

Chaque année, des millions de vêtements se retrouvent à la poubelle dans le monde et en Belgique. La fast fashion met la pression sur notre planète et les gens qui y habitent. Une situation plus que préoccupante.

Heureusement, vous pouvez agir en participant à Second Hand September ! Besoin de vêtements en septembre ? Choisissez la seconde main et donnez une nouvelle vie aux pulls, pantalons et autres.

Pour y participer, rendez-vous dans un de nos 20 magasins de seconde main. Vous y trouverez des vêtements de qualité, mais aussi des chaussures, des accessoires, des sacs à main et bien plus encore.

Comment participer ?

Étape 1:
Visitez le magasin de seconde main Oxfam le plus proche de chez vous, et dénichez la perle rare.

Étape 2:
Partagez votre trouvaille sur les réseaux sociaux avec #SecondHandSeptember, et tagguez @oxfam.be.

Étape 3:
Identifiez vos ami.e.s et invitez-les à participer !

La fast fassion met notre planète sous pression

L’industrie de la mode ne vient pas forcément à l’esprit quand il s’agit d’identifier les gros pollueurs ou les secteurs dommageables pour le climat. Et pourtant, la fast fashion repose sur une production de masse, avec tous les inconvénients pour la planète que cela entraîne.

Saviez-vous qu’elle produit à elle seule 20 % des eaux usagées dans le monde ? Et qu’elle est responsable de 10 % du total des émission de CO2 et de 8 % des émissions de gaz à effet de serre ?

Selon les Nations-Unies*, l’industrie textile produit plus de CO2 que l’ensemble des transports internationaux aériens et maritimes combinés. Seule l’industrie pétrolière pollue plus que le secteur du textile.

Les ouvriers du textile travaillent dans des conditions pénibles

De plus, de nombreux vêtements sont fabriqués par des ouvriers et ouvrières sous-payé.e.s et travaillant dans de très mauvaises conditions. Le salaire d’une ouvrière au Bangladesh devrait par exemple être 4,5 fois plus élevé pour lui permettre de mener une vie décente. Et 9 fois plus élevé si elle a une famille à nourrir. L’industrie textile est le second secteur le plus à risque d’esclavagisme moderne.

Les Belges sont les plus grands jeteurs de textile d’Europe

Selon Labfresh, 170.000 tonnes de vêtements - soit l’équivalent de 4.000 camions-bennes ou de 71 fois le poids de l’Atomium – se retrouvent à la poubelle chaque année en Belgique. Cela fait des Belges les plus grands jeteurs de textile d’Europe. En moyenne, c’est environ 60 pièces, soit près de 15 kg, qui sont jetées par personne. Ce gâchis incroyable se fait aux dépens de notre planète, avec des conséquences directes sur le climat et sur les conditions de vie de millions de personnes. De plus, ce sont les personnes les plus vulnérables de la planète qui payent le prix de ce système (inondations, sécheresses, etc.), alors qu’elles en sont le moins responsables.

La bonne nouvelle est que nous sommes aussi en tête en matière de recyclage. En moyenne, le Belge donne 16,7 kg de vêtements par an, principalement via des bulles à vêtements. Près de 92 % de ceux-ci trouvent une nouvelle vie via la seconde main ou le recyclage. Nous donnons donc plus que nous jetons.

Un vêtement met près de 200 ans à se dégrader dans la nature !

Le jeans, un assoiffé insatiable

20.000 litres d’eau sont utilisés pour produire un jeans et un T-shirt ! C’est la quantité nécessaire pour produire le coton et parvenir aux produits finis. Il vous faudrait plus de 13 ans pour boire une telle quantité, à raison de 4 litres par jour.

Des millions de jeans sont achetés chaque année en Belgique. Imaginez la quantité d’eau que cela représente, alors que des millions de personnes n’ont pas ou peu accès à une eau propre et potable… Pouvons-nous continuer ainsi ?

En choisissant d’acheter des vêtements de seconde main durant un mois, vous faites un geste dans la bonne direction et réduisez le gaspillage d’eau. Vous êtes sur la bonne voie pour aider la planète et des millions de personnes.

Chaque année, les Belges jettent 170.000 tonnes de textile

  • Nous jettons chaque année l'équivalent du poids de 71 Atomiums en textile
  • Il faudrait plus de 13 ans pour boire la quantité d'eau nécessaire à la fabrication d'1 T-shirt et 1 jeans
  • Les Belges donnent plus de vêtements qu'ils n'en jettent
  • 90% des vêtements donnés en Belgique obtiennent une nouvelle vie

Vous pouvez aussi donner vos affaires

Les vêtements qui sommeillent dans votre garde-robe ont plus de valeur que vous ne pensez. En évitant de les jeter, vous contribuez à réduire la pollution. Et grâce aux bénéfices de leur revente, nous récoltons des fonds essentiels pour nos projets. Vous nous aidez ainsi à lutter contre les inégalités et pour plus de justice économique.

Faire du shopping avec style

Nous sélectionnons avec attention les vêtements et objets vendus dans nos magasins de seconde main afin d’assurer leur qualité. Le choix est vaste et vous trouverez forcément des pièces à votre goût.

Oxfam seconde main = style durable à prix doux

*Données reprise de la « Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques »





 


 

Le conflit au Tigré provoque une famineOXFAM
Hunger in Tigray
09/07/2021

Les combats dans la région du Tigré (Ethiopie), combinés à la pandémie, la sécheresse et des invasions récurrentes de criquets, ont des conséquences désastreuses pour la population civile. Plus de 5 millions de personnes – soit 90% de la population de cette région – ont urgemment besoin d’une aide humanitaire. 350.000 sont menacées par la famine.

Le conflit du Tigré a éclaté lorsque des groupes rebelles ont refusé le processus de centralisation entamé par le gouvernement éthiopien, et pris les armes face à l’armée régulière en novembre 2020. Face à la spirale de violence, des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir leur habitation.

J'aide le Tigré

Une population déjà affaiblie par la sécheresse, les invasions de criquets et la pandémie

Fantu Gezay (nom d’emprunt) habitait Raya Azebo Woreda, un petit village du Tigré. Avant que le conflit n’éclate, elle vivait notamment du revenu de la location à des paysan.ne.s de deux hectares de terre en sa possession.

Fantu in front of her destroyed house - Tigray

« Les combats ont commencé juste au moment où les paysans allaient récolter le peu de céréales que les criquets-pèlerins n’avaient pas dévorés », explique Fantu. « Nous avons tous dû fuir et ce qui restait de teff et de maïs dans les champs a été détruit par la guerre. »

Fantu s’est réfugiée dans la montagne avec sa famille, sans eau ni nourriture. Quand elle a pu retourner dans son village, elle a retrouvé sa maison détruite et pillée. Son histoire est celle de milliers d’habitant.e.s du Tigré…

Que fait Oxfam au Tigré ?

Oxfam est présente en Éthiopie depuis les années 1970. Cet ancrage et les nombreux partenariats avec des organisations locales nous permettent de répondre à l’urgence en cours.

Nous déployons au Tigré et dans les régions voisine notre longue expérience en hygiène et en accès à l’eau et à la nourriture.
Concrètement, nous procédons à des distributions de colis alimentaire, d’eau potable et de kits d’hygiène.

Nous construisons aussi des équipements indispensables à la prévention des maladies, comme des latrines et autres installations sanitaires. Actuellement nous avons déjà aidé près de 60.000 personnes. Notre objectif est d’atteindre rapidement un total de 225.000 personnes.

Une situation humanitaire catastrophique qui s’aggrave encore

Dans la région du Tigré, les paysan.ne.s aussi ont dû fuir. Ils ont perdu leur récolte, leurs semences, leur bétail et leurs outils. Conséquence directe : la production de nourriture est quasiment à l’arrêt, et des centaines de milliers de personnes sont poussées vers la faim.

Plus de 350.000 personnes vivent désormais dans des conditions proches de la famine. C’est le chiffre le plus élevé atteint lors d’une crise humanitaire depuis la famine de 2011-2012 en Somalie . Et il devrait dépasser les 400.000 fin juillet si la situation ne s’améliore pas.

Soutenez notre action au Tigré :
Je fais un don maintenant


Dans son nouveau rapport « Le virus de la faim se propage », Oxfam analyse la manière dont les conflits, la COVID-19 et le changement climatique exacerbent la faim dans le monde, notamment dans la région du Tigré en Ethiopie. Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde est six fois plus nombreux qu’avant le début de la pandémie. 11 personnes en meurent chaque minute, soit bien plus que de la COVID-19 . Avec ce rapport, nous appelons tous les gouvernements du monde à trouver des solutions en faveur de la paix et à investir massivement dans la protection sociale. Découvrez ici ce nouveau rapport.

 

La faim, l’autre virus qui menace le mondeOXFAM
08/07/2021

Le nombre de personnes souffrant de famine a été multiplié par six depuis le début de la pandémie. La situation est particulièrement grave au Yémen, en RDC, en Syrie et en Éthiopie, où près de la moitié de la population est confrontée à des niveaux d’insécurité alimentaire préoccupants.

La faim continue de toucher de plus en plus de personnes aux quatre coins du globe. Notre dernier rapport intitulé « Le virus de la faim se propage » dresse un bilan alarmant : cette année, 20 millions de personnes supplémentaires sont confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire extrêmes, soit 155 millions au total. Cela veut dire qu’elles ne parviennent plus à manger tous les jours.

Pire, depuis le début de la pandémie, le nombre de personnes vivant dans des conditions de famine a été multiplié par six, atteignant 520.000 personnes. Pour rappel, on parle de famine quand la malnutrition est tellement généralisée que les gens commencent à mourir de faim faute d'accès à une nourriture suffisante et nutritive.

Les conflits, principale cause de la faim

La majorité des personnes confrontées à la faim vivent dans 23 pays déchirés par la guerre. 100 millions de personnes souffrent de la faim à cause de conflits aujourd’hui, dont plus de 16 millions de Yéménites, soit la moitié de la population de ce pays en guerre depuis 6 ans.

Salem et son fils Omar font partie des 4 millions de personnes déplacées que compte le Yémen. Leur histoire illustre parfaitement à quel point la vie est devenue insupportable pour ses habitant.e.s : comme Salem, des millions d’autres Yéménites ont perdu leur emploi et n'ont donc plus les moyens de nourrir leur famille en suffisance et comme la moitié de leurs compatriotes, ils vivent dans l'angoisse constante des bombardements.

Depuis avril 2020, Oxfam a aidé 150.000 Yéménites en leur distribuant des sommes d’argent et en leur apportant de l’eau potable. Mais la diminution de l’aide internationale a mis un frein à l’intervention des agences humanitaires, aggravant ainsi la crise alimentaire. En effet, moins de la moitié de l’appel des Nations Unies pour l’intervention humanitaire au Yémen a été financée. Par conséquent, l’aide alimentaire a été réduite pour 5 millions de personnes en mai 2021. Une situation dénoncée par Gabriela Bucher, directrice d’Oxfam International, qui estime que la responsabilité des Etats ne s’arrête pas à des dons d’argent et pointe du doigt « une communauté internationale dont les pays les plus puissants provoquent la famine avec un approvisionnement abondant en armes ».

La faim monte, la pandémie l’aggrave

Pour la première fois depuis les années 90, l’extrême pauvreté augmente dans le monde. C’est une conséquence directe du choc économique causé par les mesures de confinement et les fermetures des frontières, des entreprises et des marchés. Elles ont précipité 40 millions de personnes dans la faim dans 17 pays du monde, surtout ceux où le secteur informel est dominant et où la sécurité sociale est loin d’être universelle.

Dans un pays comme la Syrie, éprouvé par 10 années de guerre et où près de 90 % des foyers vivaient déjà sous le seuil de pauvreté, le déclin économique aggravé par la COVID-19 a été la goutte qui a fait déborder le vase. Il a entraîné une dégringolade historique de la livre syrienne et une augmentation de 313 % du prix moyen du panier alimentaire en à peine un an.

À cause de cette inflation record, la quasi-totalité des aliments de base sont hors de portée pour Aisha Ahmad, qui élève seule ses 8 enfants à Alep. « Le peu que je gagne à la ferme couvre difficilement les dépenses de ma famille. Le prix des pommes de terre a un peu baissé, ce qui me permet d'en acheter en cette saison. Parfois, je parviens à nous payer des légumes bon marché, mais pas tout le temps », regrette cette veuve de 38 ans, loin d’être la seule dans le cas. Actuellement, trois Syrien.ne.s sur cinq sautent des repas tous les jours.

Pour enrayer la progression de la faim, Oxfam a apporté son soutien à plus de 120.000 Syrien.ne.s depuis le début de la pandémie, notamment en distribuant semences et outils aux communautés paysannes, en réhabilitant les réseaux d’irrigation et en distribuant de l’argent aux personnes les plus vulnérables pour qu’elles puissent se nourrir.

Pendant ce temps, la crise climatique s’accélère

On l’oublierait presque, mais la crise climatique menace toujours plus la sécurité alimentaire de millions de personnes dans le monde. Le nombre de catastrophes climatiques a même triplé depuis 1980 : on enregistre désormais un événement météorologique extrême par semaine. Et c’est sur le continent qui contribue le moins à la pollution mondiale, l’Afrique, que le dérèglement climatique s’accélère le plus rapidement (à raison de 0,4 °C par décennie, deux fois plus que le taux de réchauffement global) et où il bouleverse le plus de vies.

Située à l’est du continent, l’Éthiopie est en ce moment à nouveau confrontée à une crise alimentaire, 30 ans après les grandes famines des années 1980. Les causes sont multiples : d’une part, un conflit armé opposant le gouvernement éthiopien au gouvernement régional du Tigré a plongé 350.000 personnes dans un état de famine, et d’autre part, l’Éthiopie est victime de sécheresses récurrentes et de plus en plus longues, qui détruisent les récoltes de ce pays agricole.

La superposition de ces deux crises, l’une provoquée par la guerre civile et l’autre par le réchauffement climatique, a bouleversé la vie de Maryan Bodhle et de ses enfants. Les conflits interethniques ont emporté son mari tandis que son seul moyen de subsistance – un cheptel de 20 chèvres que sa famille a pu acheter avec le soutien financier d’Oxfam - ne trouve plus d’herbe à brouter. « L'impact du changement climatique est ressenti par les gens d'ici depuis longtemps ; et chaque fois qu'une sécheresse prolongée touche une région, les gens ont pris l'habitude de partir vers une contrée plus favorable », témoigne Maryan, qui risque elle aussi de devoir se mettre à la recherche de terres plus hospitalières pour son bétail et ainsi garantir la survie de sa famille.  

Depuis le début de la pandémie, Oxfam a aidé près de 15 millions de personnes dans 68 pays en leur fournissant de l'eau potable, de la nourriture, de l'argent et des kits d'hygiène. Mais les besoins restent énormes à l’heure où moins de 30 % de l'appel des Nations unies pour assurer la sécurité alimentaire des populations en danger a été financé. « Un échec politique retentissant », selon Oxfam.

Soutenez notre action contre la faim

L’intégralité du rapport d’Oxfam est accessible au téléchargement ici 

 

Sign for ChangeOXFAM
Appelez nos femmes et hommes politiques à agir pour le climat et à prendre des engagements concrets lors du sommet climatique de Glasgow. Signez notre pétition.
Français
Image: 
Background: 
COVID-19 : l’aide est arrivée en IndeOXFAM
Medical material being delivered in India
22/06/2021

Fin mai, nos collègues d’Oxfam en Inde lançaient un appel à l’aide international. Le pays faisait face à une seconde vague meurtrière de COVID-19. Les hôpitaux, en manque cruel de matériel, étaient débordés par l’afflux de patient.e.s. Et dans les communautés vulnérables, la faim gagnait du terrain. Vous avez répondu en nombre à cet appel, et grâce à vous l’aide est arrivée sur le terrain.

Le nombre de décès quotidien dépassait les 4.000 début mai. Depuis, il a pu être réduit de moitié grâce à de nouvelles mesures prises par le gouvernement mais également grâce à l’aide internationale d’urgence.

Lits et oxygène pour les hôpitaux indiens

Si le coronavirus a fait tant de victimes en Inde au début de cette seconde vague, c’est parce que les hôpitaux et centres de santé ne pouvaient plus faire face à l’augmentation soudaine du nombre de patient.e.s. Pas assez de lits, plus de réserve d’oxygène, pas de matériel de protection pour le personnel soignant…

À titre d’exemple, l’Inde ne dispose que de 0,6 lit d’hôpital pour 1000 habitant.e.s. C’est 10 fois moins que la Belgique, pour une population 1000 fois plus nombreuse !

Grâce à la solidarité internationale, Oxfam a pu fournir du matériel dans plusieurs régions particulièrement éprouvées par la seconde vague, du Bengale occidentale au Maharashtra en passant par le Bihar ou encore Dehli.

Nous avons déjà livré des lits d’hôpital, des appareils de monitoring, des dizaines de concentrateurs d’oxygène, des thermomètres digitaux, des cylindres d’oxygène et plusieurs milliers de kits de protection (gants, masques, blouses) pour le personnel soignant de première ligne. Les livraisons se poursuivront dans les semaines à venir.

Nourriture et kits d’hygiène pour les populations

La pandémie a également eu des conséquences désastreuses sur des populations déjà fragilisées. Parmi celles-ci, des millions d’hommes et des femmes qui dépendaient d’un emploi informel pour gagner leur vie. Sans revenus, de nombreuses familles n’ont plus les moyens de s’acheter à manger.

Notre action s’est donc aussi dirigée dans le domaine de l’aide alimentaire, avec la distribution de repas et de colis alimentaires. Des milliers de familles ont reçu une aide alimentaire depuis le début de la seconde vague.

Food distribution in India

Ces actions s’ajoutent à celles déjà en cours dans le cadre du programme PSP (Protect, Secure, Preserve) mis en place par Oxfam en Inde durant la pandémie . Depuis le début de l’année 2021, ce programme a déjà permis de fournir une aide alimentaire à plus de 4 millions de personnes.

Si vous voulez soutenir l’Inde dans sa lutte contre la COVID-19, notre appel est toujours ouvert.

Je fais un don