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134 sources différentes


16/08/2018 - SOLIDARITE : 2 sources

1 - Amnesty (Belgique - section francophone)
2 - OXFAM


SOLIDARITE (1) : Amnesty (Belgique - section francophone)

News  Quitter - Actualiser - Sources - 3 dernières news - Archives 24h - Jobs et emplois - Haut de page
Exportation d'armes : la Wallonie immorale Amnesty (Belgique - section francophone)

Les armes vendues par la Région wallonne à des pays violant les droits humains font couler du sang innocent. Cela doit cesser.

- CAMPAGNE WALLONIE IMMORALE / ,
ICE : pétition et appel pour une Europe hospitalièreAmnesty (Belgique - section francophone)

Amnesty soutient l'initiative visant à rendre l'Europe plus hospitalière pour les migrants et interdire la criminalisation de la solidarité

- Actualités / , ,
Etats-Unis. Le gouverneur du Texas commune une condamnation à mortAmnesty (Belgique - section francophone)

Le 22 février, le gouverneur du Texas a commué la condamnation à mort de Thomas Whitaker, quelques heures avant qu'il ne soit exécuté. Il s'agit de la première mesure de clémence au Texas depuis août 2007, une période pendant laquelle près de 150 exécutions ont eu lieu dans cet État. Le 10 décembre 2003, la famille Whitaker – la mère, le père et les deux fils – est allée dîner au restaurant dans le comté de Fort Bend, au Texas. À leur retour, Christopher Brashear les attendait à l'intérieur de leur domicile. (...)

- Les bonnes nouvelles / , , ,
Incarcérés pour avoir dit non au voile obligatoireAmnesty (Belgique - section francophone)

DEUX JEUNES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS RISQUENT LA TORTURE
La jeune défenseure des droits humains Shima Babaee, qui se bat contre le port obligatoire du voile, et son mari Dariush Zand risquent d'être torturés et soumis à d'autres mauvais traitements. Ils sont tous les deux détenus à la prison d'Evin, à Téhéran, privés du contact avec leur famille et leurs avocats, depuis leur arrestation, le 1er février. Ils ont été arrêtés par des agents du ministère du Renseignement en raison de leurs activités (...)

- Signer en ligne / , , , , ,
Le vent est-il en train de tourner pour les dirigeants oppressifs ?Amnesty (Belgique - section francophone)

Comme l'a déclaré une célèbre prisonnière d'opinion adoptée par Amnesty International : « Les êtres humains veulent être libres, et même s'ils acceptent pendant un certain temps de rester enfermés et opprimés, il arrive toujours un moment où ils disent "C'en est assez". »
Follow @SalilShetty
En 2017, de nombreuses personnes opprimées à travers le monde ont déclaré à l'unisson « C'en est assez ».
Cette année-là, face à l'absence de direction responsable des affaires du monde, des millions de personnes ont décidé (...)

- Introductions au rapport annuel 2018
Dossier Individus en danger phare : Hamid Babaei et Cobra ParsajooAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Hamid Babaei, étudiant iranien de troisième cycle, purge actuellement une peine de six ans d'emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles », notamment la Belgique. Il a (...)

- Suivre un dossier / , , , ,
BelgiqueAmnesty (Belgique - section francophone)

Royaume de Belgique Chef de l'État : Philippe Chef du gouvernement : Charles Michel
Les conditions de détention restaient mauvaises ; des centaines de délinquants souffrant de troubles psychiques ou d'un handicap mental étaient toujours détenus dans des locaux pénitentiaires inadaptés. Plusieurs lois sur le secret professionnel adoptées cette année contenaient des dispositions obligeant les travailleurs sociaux à communiquer des renseignements personnels concernant des suspects potentiels dans des (...)

- Europe et Asie centrale / ,
Dossier individu en danger phare : Raif BadawiAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Raif Badawi, le fondateur d'un forum en ligne, appelé « Les libéraux saoudiens », qui encourage le débat sur des questions politiques et sociales, a été arrêté, le 17 juin 2012, et est détenu depuis lors dans une prison à (...)

- Suivre un dossier / , , , , , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER phare : AYOTZINAPAAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Quarante-trois étudiants sont portés disparus depuis le 26 septembre 2014 après avoir été arrêtés de manière arbitraire par la police locale dans la ville mexicaine d'Iguala, dans l'État de Guerrero. Ces étudiants sont (...)

- Suivre un dossier / , , ,
DOSSIER INDIVIDU EN DANGER PHARE : TEP VANNYAmnesty (Belgique - section francophone)

Ce "Dossier individu en danger" s'inscrit dans le long terme. Étroitement suivi par Amnesty International, il fait l'objet de mise à jour régulière. Vous y trouverez une description complète et détaillée sur la situation et tous les outils dont vous avez besoin pour agir concrètement.
Tep Vanny, une militante du droit au logement, défenseure des droits humains et représentante de sa communauté a été arrêtée le 16 août 2016 et elle est détenue depuis lors. En moins d'un an, elle a fait l'objet de trois (...)

- Suivre un dossier / , , , ,
Afghanistan : Le massacre des étudiants est un crime de guerreAmnesty (Belgique - section francophone)

Cette tragédie est exacerbée par le fait que l'attaque semble avoir été motivée par la haine religieuse, ciblant la minorité chiite

- Actualités / ,
Turquie - Taner Kılıç est libre !Amnesty (Belgique - section francophone)

Après plus d'un an de détention, le Président de la section turque d'Amnesty a été libéré ce mercredi 15 août.
Emprisonné parce qu'il faisait son travail
Rappelle-toi, Taner Kılıç, président d'Amnesty International Turquie, a été arrêté en juin 2017. Il faisait alors simplement son travail, qui consiste à dénoncer les atteintes aux droits humains en Turquie.
Il a été emprisonné pour des accusations sans fondement d'appartenance à une « organisation terroriste armée » (le mouvement de Fethullah Güllen, (...)

- Bonnes nouvelles / ,
Kumi Naidoo présente sa vision pour le mouvement des droits humainsAmnesty (Belgique - section francophone)

Kumi Naidoo succède à Salil Shetty, qui a servi deux mandats en tant que Secrétaire général depuis 2010

- Actualités /
Turquie : Taner Kılıç est libre !Amnesty (Belgique - section francophone)

Après plus d'un an de détention, le Président de la section turque d'Amnesty a été libéré ce mercredi 15 août

- Actualités / ,
Sénégal : À l'approche de l'évaluation par l'ONU, les procès iniques de dirigeants de l'opposition inquiètentAmnesty (Belgique - section francophone)

Il faut veiller à ce que les représentants des autorités judiciaires puissent exercer leurs fonctions sans subir d'ingérence

- Actualités / , ,
Une dirigeante indigène menacée par des hommes armésAmnesty (Belgique - section francophone)

Amada Martínez, défenseure des droits humains de la communauté indigène tekoha sauce du peuple avá guaraní (sud-est du Paraguay), a été menacée le 8 août par trois hommes armés dont l'uniforme portait le logo de la centrale hydroélectrique Itaipú Binational (Paraguay-Brésil), en présence de trois enfants, de sa sœur et d'un chauffeur de taxi.
Le 8 août, alors qu'ils quittaient leur communauté, la défenseure des droits humains Amada Martínez, son fils âgé de sept ans, ses neveux âgés d'un an et de huit ans, sa (...)

- Écrire des lettres / , , , ,
Centre fermé pour familles : Non à la détention d'enfantsAmnesty (Belgique - section francophone)

Des militants d'Amnesty ont déployé devant le cabinet du Premier ministre une immense banderole rappelant qu' « on n'enferme pas un enfant. Point »

- Actualités / ,
Égypte : Cinq ans après le massacre de Rabaa, l'impunité continueAmnesty (Belgique - section francophone)

On dirait que l'objectif est d'entretenir un climat d'impunité et une attitude méprisante face au droit international

- Actualités / ,
Italie/Malte : Cessez de jouer avec la vie des migrants en fermant les portsAmnesty (Belgique - section francophone)

Le refus de l'Italie et de Malte de laisser des réfugié-e-s et des migrant-e-s débarquer dans leurs ports est honteux et cruel

- Actualités / , ,
Un tribunal a annulé la condamnation de trois jeunes Amnesty (Belgique - section francophone)

Afonso S. Muatchipuculo (22 ans), António J. Fernando (18 ans) et Justino H. Valente (21 ans) ont été libérés le 17 juillet. Ces trois jeunes avaient été condamnés à sept mois d'emprisonnement par le tribunal de la province de Malanje (Angola), à l'issue d'un procès inique, le 9 avril. Ils avaient été arrêtés le 4 avril par la police de la province de Malanje parce qu'ils auraient jeté des pierres sur le convoi du vice-président lors d'une manifestation. Le 17 juillet, Afonso S. Muatchipuculo (22 ans), (...)

- Les bonnes nouvelles / , , ,

SOLIDARITE (2) : OXFAM

News  Quitter - Actualiser - Sources - 3 dernières news - Archives 24h - Jobs et emplois - Haut de page
Comment 134 familles au Guatemala ont récupéré leurs terres après sept années de lutteOXFAM
14/08/2018
Bonne nouvelle pour la vallée du Polochic au Guatemala : 7 ans après avoir été déplacées de force pour laisser place à une sucrerie, 134 familles indigènes des zones rurales ont enfin pu récupérer leurs terres. 
 
In 2011, 769 familles du Guatemala ont été expulsées de leurs terres. Elles étaient accusées d'occuper les terres de la sucrerie de Chabil Utzaj, dans la vallée du Polochic. Ces terres, dont les familles étaient les propriétaires, leur ont été enlevées. Malheureusement, ce genre de traitement n’est pas un fait exceptionnel. Dans la région, les grandes multinationales s’accaparent depuis des années les terres des communautés indigènes.

Selon une étude récente, 78% des terres fertiles du Guatemala sont entre les mains de 8% des grands producteurs. Sans terres à cultiver et sans soutien, les communautés indigènes expulsées sont condamnées à vivre dans la faim et la pauvreté.

Le monde entier sur les barricades

L’avenir de ces familles semblait sans espoir, mais juste après la confiscation de leurs terres elles ont reçu le soutien du Comité Unidad Campesina. Cette organisation défend les droits des paysans indigènes et a présenté l'affaire à la Cour panaméricaine des Droits Humains. Elle a de cette manière forcé l’ancien président Otto Perez Molina à promettre de rendre ces terres aux familles touchées. Mais suite à cela, des années se sont écoulées sans qu’aucune mesure ne soit mise en place pour tenir cette promesse.
 
En 2013, la résistance s’est renforcée et des organisations locales et internationales ont rejoint le mouvement. L'affaire a attiré l'attention de la presse guatémaltèque et internationale. Plus de 100.000 personnes de 45 pays différents ont signé une pétition, une action également soutenue par Oxfam. Des sympathisants ont organisé de nombreuses autres actions de protestation et des concerts.

Retourner sur leurs terres

En octobre de la même année, 140 familles ont pu en conséquence retourner sur leurs terres dans la vallée du Polochic. Il s’agit de la première victoire de cette campagne ciblée, bien organisée et mise en place par des dizaines d’organisations dont Oxfam.

Peu à peu, de plus en plus de familles ont pu retourner dans leur vallée. En juillet 2016, 81 familles avaient récupéré leurs terres et elles sont suivies aujourd’hui de 134 autres familles. Au total 355 familles ont pu récupérer leurs terres. Cependant, on est encore loin du compte des 769 familles qui se sont fait expulser à l'origine.
 
"Catalina Cho’Ico vient de récupérer ses terres, elle raconte : « Il y a encore des familles qui ne peuvent pas retourner sur leurs terres. Nous espérons qu'elles pourront les récupérer, comme nous. Je suis heureuse, mais en même temps je me sens triste quand je pense à ces autres familles. (Voir vidéo) »

Votre signature fait la différence

A travers le monde, il y a de nombreux projets controversés d'accaparement à grande échelle des terres de groupes indigènes. Ces projets rencontrent souvent de la résistance de la part de la population locale.
 
Mais cette nouvelle du Guatemala apporte aussi la preuve que mener des campagnes, ça fonctionne. C’est grâce au soutien de personnes comme vous que la pression exercée sur le gouvernement a augmenté et que des centaines de familles ont pu rentrer chez elles.
Oxfam travaille encore en collaboration avec d'autres organisations sur la campagne internationale Land Rights Now qui exige la reconnaissance des droits fonciers des communautés locales.
 
 
Plan d'action: Oxfam forme 119 personnes en matière d’investigationOXFAM
01/08/2018

Dans le cadre d’un programme visant à renforcer la prévention et la protection, Oxfam a dispensé une formation initiale auprès de 119 membres du personnel en matière d’investigation sur les questions de prévention et de protection liées au « plan d’action en 10 points » lancé en février, suite aux comportements d’anciens membres du personnel en Haïti.

« Notre plan d’action en dix points est notre façon de matérialiser nos excuses pour ce qui s’est passé en Haïti. Il commence à porter ses fruits, mais ce n’est que le début », indique Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International. « Je suis fière de la détermination dont le personnel a fait preuve pour faire d’Oxfam un environnement plus sûr, avec une tolérance zéro en cas de comportement sexuel abusif ou d’abus de pouvoir à l’encontre des femmes ou de quiconque sur nos lieux de travail », poursuit Winnie Byanyima.

Des investissements pour une prévention optimale

Oxfam a investi plus de 2 millions d’euros à travers le monde dans la prévention et la protection, notamment pour engager un-e co-directeur/directrice associé-e international-e en charge de la prévention et de la protection et de la culture d’entreprise, ainsi que des responsables de la prévention et de la protection au sein de ses sept équipes régionales. Elle a désigné une Commission indépendante et étend sa formation sur la prévention et la protection et la justice entre les femmes et les hommes à l’ensemble de son personnel dans le monde (soit 10.000 personnes).

Soucieuse de contribuer à renforcer le travail de prévention et de protection dans le secteur humanitaire et de l’aide, Oxfam a aussi convié dix autres ONG internationales et organisations partenaires à une formation dans six villes réparties un peu partout dans le monde.

Recrutement et transparence

Oxfam a élaboré un système de contact centralisé pour gérer toutes les demandes concernant les références du personnel et dispose désormais de responsables accrédités au sein de chaque affilié Oxfam. Lorsque la loi le permet, les cas de faute grave, notamment les abus sexuels, apparaîtront clairement dans les références du personnel. Oxfam améliore ses contrôles en amont de l’embauche et fait de la prévention et de la protection une composante obligatoire au moment du recrutement et de l’intégration.

À compter d’octobre 2018, Oxfam publiera tous les six mois des données anonymes et consolidées sur toutes les enquêtes de prévention et de protection closes au cours de cette période parmi tous les membres de la confédération. Elle a désigné une Commission indépendante qui enquête actuellement sur les pratiques d’Oxfam en matière de prévention et de protection ; cette Commission publiera ses conclusions d’ici mai 2019.

Système d’alerte et formations

Oxfam a restructuré ses systèmes d’alerte en proposant cinq langues pour le signalement et encourage ouvertement son personnel à les utiliser en toute confiance. Elle a dispensé des formations et organisé des discussions sur différents thèmes comme la justice entre les femmes et les hommes, la prévention et la protection, la sécurité et son code de conduite au sein de l’ensemble de ses équipes dans le monde.

« La perfection n’existe pas et nous devrons surmonter de nouvelles épreuves, mais nous nous sommes engagés à bien faire les choses à l’avenir. Nous continuerons de coopérer, d’écouter et d’apprendre. Nous continuerons, et n’arrêterons jamais d’essayer, de poursuivre les progrès réalisés à ce jour grâce à notre plan en dix points », conclut Winnie Byanyima.

Plus d'infos : Le 16 février 2018, Oxfam a annoncé un plan d’action en dix points visant à renforcer les pratiques et les politiques en matière de prévention et de protection. Le détail des progrès réalisés par rapport à ce plan sont disponibles ici.

Elle paye le prix. Elle mène la lutte contre les inégalitésOXFAM
Les femmes et les filles paient le prix de l’évasion fiscale et du manque de services publics. Ensemble, femmes et hommes, nous luttons pour l’égalité des droits.
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Voilà comment Kadiha, réfugiée, parvient à nourrir ses chèvres au cœur du désertOXFAM
10/07/2018

Kadiha Abdelfatah Mohamed vit dans un camp de réfugiés sahraouis situé au sud de l’Algérie. Au cœur du désert, elle luttait pour trouver de quoi nourrir ses chèvres. Mais depuis qu’Oxfam y a introduit une méthode de culture innovante, elle arrive à produire son propre fourrage frais. Elle nous raconte son expérience.

« Je m’appelle Kadiha Abdelfatah Mohamed. J’ai 28 ans et je vis ici dans la wilaya (camp) de Smara, un des camps de réfugiés sahraoui situé dans la région algérienne de Tindouf. Je vis avec mes parents, mes deux frères et ma sœur. La majorité des gens ici sont nés et ont grandi dans les camps. J’y ai été à l’école primaire et secondaire. J’ai ensuite continué mes études en Algérie à Oran où je me suis spécialisée en journalisme. Aujourd’hui je travaille dans une station de radio locale du camp de Smara. »

L’Algérie accueille depuis 1975 des milliers de réfugiés du Sahara occidental, l’une des crises de réfugiés les plus longue au monde. Au cœur du désert, cultiver sa propre nourriture ou parvenir à nourrir son troupeau relève de l’impossible. C’est pourquoi Oxfam a lancé un projet innovant permettant de cultiver du fourrage dans cet environnement hostile grâce à la technique de l’hydroponie. Kadiha nous explique son fonctionnement.

« Auparavant, nous souffrions du manque de fourrage. Nous cherchions partout de l’alimentation pour notre bétail et des manières pour l’améliorer. Il y a peu de produits disponibles pour nourrir le bétail ici ». La seule nourriture disponible pour les chèvres dans ce désert sans végétation est en effet des restes et des détritus. «  J’ai assisté à une session de sensibilisation sur la culture de fourrage hydroponique, organisée par Oxfam. Cette thématique m’intéressait. Une amie m’a inscrite sur une liste pour y participer. Suite à un entretien j’ai été sélectionnée. »

« La première étape de l’hydroponie est de nettoyer les graines d’orge de leurs impuretés et d’en extraire les parties cassées. Les graines d’orge sont ensuite recueillies dans un récipient en plastique, où elles seront imbibées dans l’eau pendant 24 heures afin d’enclencher le processus de germination. Pendant les 48 heures suivantes il faut humidifier les graines d’orge par petits coups jusqu’à l’éclatement de germes et l’apparition de racines. »

Cette étape a lieu dans un dôme en adobe, construit par Oxfam avec un financement du PAM, qui permet d’obtenir des conditions optimales à la germination et d’éviter que les températures ne montent trop haut, dans un désert où le thermomètre grimpe rapidement jusqu’à 55 degrés en été.

« Après ce processus de germination, il faudra recueillir délicatement l’orge dans des conteneurs de collecte – à raison de 1kg/conteneur. Afin d’éviter l’assèchement du fourrage, il faudra irriguer les conteneurs 3 à 4 fois par jour. En seulement une semaine, l’orge formera un de tapis végétal qui pourra être retiré des conteneurs et donné aux chèvres. »

«  Ma famille s’est aussi impliquée dans le projet et nous avons beaucoup appris. Maintenant, travailler à ce projet est devenue une de nos priorités : ça nous permet de nourrir nos chèvres avec de la nourriture saine et à bas coût pour qu’elles produisent quotidiennement du lait à un excellent rendement. Je suis très reconnaissante à Oxfam et à toutes les parties impliquées dans ces projets pour l’aide humanitaire qu’ils fournissent au peuple sahraoui. »

Ce projet a été réalisé grâce à un financement du Programme alimentaire mondial et mis en œuvre en collaboration avec des partenaires locaux : les autorités sahraouies en charge du développement économique et l’Union des Femmes Sahraouies. Oxfam travaille dans les camps de réfugiés sahraouis depuis 1976.

Oxfam TrailwalkerOXFAM

Participez comme bénévole

Avez-vous des super-pouvoirs ?OXFAM
10/07/2018

Cet été, Oxfam part à la recherche de supers héros et héroïnes sur les festivals. Votre super-pouvoir : vous avez un code moral fort et vous voulez vous engager pour le respect et l’égalité des droits des femmes et des filles. Viendrez-vous dévoiler vos super-pouvoirs au stand festival d’Oxfam ?

Oxfam-Solidarité se rend cette année sur les meilleurs festivals de l’été : Dour, les Fêtes de Gand, Dranouter, Pukkelpop et Les Solidarités. 

Nous y menons une campagne pour l’égalité des droits des filles et des femmes. Nous voulons qu’elles n’aient plus à payer le prix de l’évasion fiscale et du manque de services publics. Nous réclamons du changement.

Vous aussi ?

Vos super-pouvoirs en festival

L’ambiance sur le stand d’Oxfam sera épique et chaque journée sera placée sous le signe de la solidarité. Vous pourrez y dévoiler vos super-pouvoirs au grand jour et rejoindre le mouvement pour l’égalité des droits des femmes et des filles aux sons de vos groupes préférés. 

En bande son ? Des musiques inspirantes d’artistes tels que Mogwai (Dour), Panjabi MC (Fêtes de Gand), les Négresses Vertes (Dranouter) ou encore engagées comme Nakhane (Pukkelpop) ou Calypso Rose (Solidarités).

Venez vous joindre à nous

Et les super-pouvoirs de Rachel… au Kenya

 

L’école Jaombi Foundation de Rachel Oichoe, la superwoman kényane de 9 ans qui est sur cette photo, avait jusqu’il y a peu des toilettes sales et insalubres.

Mais le partenaire d’Oxfam, Sanergy, a installé de nouvelles toilettes dans son école. Et depuis, beaucoup plus de filles reviennent en classe. 

C’est aussi grâce à Rachel, qui, après avoir enfilé sa cape de superwoman, a aidé Oxfam à promouvoir les nouvelles toilettes auprès des élèves et de leurs parents.

Des actions héroïques à l’aide de recettes fiscales?

Pas besoin de super-pouvoirs pour se rendre compte que les gouvernements permettent aux multinationales de ne payer que très peu d’impôts.

Pourtant, sans cette évasion fiscale, 100 milliards de dollars supplémentaires pourraient être investis dans des services publics qui peuvent drastiquement changer la vie des femmes et des filles : éducation, soins de santé et services sociaux de qualité, meilleure prise en charge des personnes âgées…

Comme Rachel, les femmes et les filles mènent la lutte contre les inégalités extrêmes.

Vous les rejoignez ?

 

Maltraitance et renvois illégaux d’enfants migrantsOXFAM
22/06/2018
 
A Vintimille, à la frontière franco-italienne, des équipes d’Oxfam voient au jour le jour des enfants d’à peine 12 ans maltraités, détenus et renvoyés illégalement en Italie par la police des frontières française. 
 
Vintimille est une petite ville italienne située à 7 km de la frontière avec la France. Depuis que la France a renforcé les contrôles à la frontière en 2015, des milliers de migrants s’y retrouvent bloquées. Sur les quatre premiers mois de 2018, 4.000 personnes seraient arrivées dans la petite ville. Les mineurs isolés représentent un quart de ces migrants. 
 
« J'ai tenté de traverser la frontière ce matin. La police nous a fait descendre du train en nous bousculant et en nous hurlant dessus. » témoigne Michael, 15 ans et originaire du Darfour au Soudan. « Elle nous a ensuite embarqués dans un fourgon sur le parking de la gare. On nous a donné un document (refus d'entrée) dans le fourgon, puis nous avons dû monter dans un autre train en partance pour l'Italie, sans autre explication ».

Maltraitance physiques et verbales

 
Dans un nouveau rapport d’Oxfam ces enfants racontent avoir été maltraités physiquement et verbalement, et détenus de nuit dans des cellules sans eau, sans nourriture, sans couverture, et sans avoir accès à un tuteur. Dans certains cas, les gardes-frontières coupent les semelles de leurs chaussures ou volent leur carte SIM. 
 
« On a passé une après-midi et une nuit dans une petite chambre [en France], » nous raconte Fatima, 37 ans. Elle a fui l’Irak avec sa mère âgée après avoir été menacée et frappée par l’Etat islamique. « Nous avons été laissées sur des chaises toute la nuit. On ne nous a rien dit, on ne nous a rien donné à manger ou à boire. On nous poussait et bousculait tout le temps. Ils ont marché violemment sur mes pieds, mes gros orteils sont noirs. Je n’avais jamais été traitée par la police de cette façon de toute ma vie. » 
 
Ce rapport fait suite au précédent rapport d’Oxfam sur les abus que subissaient les migrants sur la route des Balkans. Il est inquiétant de voir de telles similarités dans les mauvais traitements que doivent subir les migrants au sein d’États de l’Union européenne. 

Abandonnés dans des centres d’accueil

 
Souvent, ces enfants se sont enfuis des centres d'accueil qui les hébergent en Italie : ils n’y ont accès à aucune scolarité et n’y reçoivent pas d’information sur la façon dont ils peuvent demander l’asile ou retrouver des membres de leur famille dans d’autres pays européens. Après des mois d’attente, voire des années, nombre d’entre eux décident de tenter leur chance et de continuer leur périple seuls. Les autres sont mis à la porte des centres à leurs 18 ans.
 
« J’étais dans un grand centre en Sicile. Ils m’ont vraiment mal traité. Des garçons plus âgés nous frappaient et nous volaient notre nourriture sans que personne n’intervienne. On n’allait pas à l’école. Je passais mes journées couché sur un matelas à regarder le plafond ou à parler avec des personnes de mon pays. Je ne voulais pas rester là-bas. Personne ne se souciait de nous » explique Amadou, 15 ans, originaire de la Guinée.
 
Le seul centre d’accueil près de Vintimille, le camp de Roja, fournit un hébergement basique pour 444 personnes. Mais le manque d’information, la forte présence de policiers à l’entrée et l’obligation de laisser ses empreintes digitales dissuadent la plupart des migrants d’y rester.  

Des femmes enceintes sous un pont

 
De ce fait, des centaines de migrants dorment sous un viaduc, sans accès à l'eau potable, sans abri ni chauffage. personnel d’Oxfam y rencontre fréquemment des familles, des femmes enceintes et des enfants non-accompagnés. La majorité de ces migrants fuient la guerre et les persécutions qu’ils ont subies dans des pays comme le Soudan, l’Érythrée, la Syrie et l’Afghanistan. Parmi eux, des survivants de viol et de torture en Libye. La plupart essayent d’atteindre des pays comme la France, la Grande-Bretagne, la Suède et l’Allemagne, où ils espèrent rejoindre de la famille ou des amis.
 
« J’ai deux cousins en France. Ils travaillent là-bas. Je ne les connais pas si bien – j’étais enfant quand ils sont partis – mais je veux les rejoindre… Je pense qu’ils vont m’aider. Je suis un membre de la famille » explique Timania, 15 ans, originaire du Soudan.

L’action d’Oxfam

 
Oxfam intervient à Vintimille depuis août 2017. Avec l'ONG italienne Diaconia Valdese, elle gère le programme OpenEurope qui vise à fournir conseils juridiques, informations et soutien aux migrants et qui est déjà venu en aide à plus de 750 personnes. 
 
Oxfam travaille aussi avec d’autres groupes spécialisés dans les droits humains pour porter certains cas en justice et distribue des « kits de dignité » et de petits sacs à dos contenant chaussettes, gants, couvertures et autres produits d’hygiène.
 
Oxfam appelle aussi les gouvernements européens, dont la Belgique, à respecter leurs obligations légales et à faire preuve d’humanité et de solidarité envers les plus vulnérables. 
 
Bahia Zrikem, experte sur la thématique migratoire chez Oxfam-Solidarité : « L’Europe doit réparer son système d’asile et partager la responsabilité de l’accueil des réfugiés entre ses différents pays. Les gouvernements et les autorités responsables aux frontières devraient respecter les besoins spécifiques et protéger les droits des enfants. »
 
Découvrez le rapport complète
 
Thème: 
Derrière le code-barresOXFAM
Derrière le code-barres

Inégalités en chaînes

Derrière le code-barres: stop aux inégalités en chaînesOXFAM
Derrière le code-barres
20/06/2018

L’industrie alimentaire réalise des milliards d’euros de bénéfices chaque année. Pendant ce temps, des millions de femmes et d’hommes qui produisent les aliments que nous consommons chaque jour souffrent de la pauvreté et sont confrontés à de terribles conditions de travail.

C’est ce que révèle le nouveau rapport « Derrière le code-barres, des inégalités en chaînes ! », publié aujourd'hui par Oxfam. Nous y dénonçons la concentration du pouvoir dans les mains de quelques grands acteurs de l’industrie alimentaire, et critiquons le comportement des supermarchés vis-à-vis de leurs chaînes d’approvisionnement.

Que se cache-t-il derrière les code-barres

Avec la campagne « Behind the barcodes », Oxfam veut mettre en lumière ce qui se cache derrière les prix affichés sur les étiquettes. Nous exigeons des autorités et des entreprises :

  • la fin des conditions de travail inhumaines ;
  • la fin de la discrimination des femmes dans l’industrie alimentaire ;
  • plus de transparence dans les chaînes d’approvisionnement ;
  • une meilleure répartition des bénéfices entre tous les acteurs du secteur.

Mainmise des distributeurs sur les chaînes d’approvisionnement

La distribution alimentaire se concentre de plus en plus dans les mains d’un petit groupe d’acteurs dominants. En Europe, 10 grands distributeurs possèdent ainsi presque la moitié des commerces de détail. Pour la Belgique, les 5 plus grandes chaînes de supermarchés captent 64% du marché !

Ces grands magasins se servent de leur poids pour exiger des prix toujours plus bas et reporter les risques sur leurs fournisseurs. Le résultat ? Les producteurs se retrouvent victimes de pratiques commerciales déloyales, et nos chaînes d’approvisionnement sont marquées par des inégalités choquantes.

5 vérités dérangeantes sur nos chaînes d’approvisionnement

Les petits producteurs agricoles et les travailleurs des chaînes d’approvisionnement ne sont pas assez rémunérés :

  1. En Europe, 10 des plus grands distributeurs détiennent presque la moitié des commerces de détail. Au niveau mondial, les supermarchés empochent une part croissante du montant du prix payé par les consommateurs, jusqu’à 50% dans certaines chaînes, alors que la part dévolue aux travailleurs et aux producteurs diminue et représente, dans certaines chaînes, moins de 5%.
  2. La part de bénéfices qui revient aux paysans et travailleurs est insuffisante pour leur assurer un niveau de vie élémentaire décent. L’écart entre le revenu minimum vital et le revenu effectif est le plus marqué quand la main-d’œuvre est constituée en majorité de femmes.
  3. Une enquête réalisée auprès de travailleurs et de paysans de cinq pays (Afrique du Sud, Italie, Philippines, Thaïlande et Pakistan) a révélé qu’ils sont une majorité à avoir du mal à se nourrir et à nourrir leurs familles.

Et pendant ce temps, les supermarchés s’emparent d’une part de plus en plus grande des recettes...

4. Les huit plus grandes chaînes de supermarchés cotées en bourse ont réalisé près de 1 000 milliards de dollars de chiffres d'affaires en 2016, dont 22 milliards de dollars de bénéfices et ont reversé 15 milliards de dollars à leurs actionnaires... alors que les travailleurs et les paysans travaillent dans des conditions inacceptables.

5. Sur base d’informations disponibles publiquement, les politiques et pratiques des supermarchés les plus importants et à la croissance la plus rapide des Pays-Bas, du Royaume-Uni et des États-Unis ont été évalués sur la transparence de leur chaîne d'approvisionnement ; et sur le traitement des travailleurs, des petits agriculteurs et des femmes dans cette chaîne. Les 16 supermarchés scrutés ont tous obtenu de très mauvais scores.

Nos politiciens doivent agir !

  • La proposition de législation européenne sur les pratiques commerciales déloyales dans le secteur alimentaire est une bonne nouvelle pour les petits producteurs du monde entier. Mais elle doit être renforcée d’avantage  pour faire une vraie différence dans la vie des femmes et des hommes qui sont le plus exposés aux pratiques déloyales des supermarchés.
  • Les décideurs politiques belges doivent travailler à une législation internationale et nationale qui oblige les entreprises à respecter les droits humains dans toutes leurs chaînes de production à travers le monde. Le traité contraignant de l'ONU sur les droits humains et les entreprises et le devoir de vigilance des entreprises, tel qu’il existe en France, sont des instruments importants à cet égard.
  • Les politiciens doivent appuyer la transition vers un système alimentaire durable. Cela nécessite des mesures pour promouvoir les filières du commerce équitable, la production agro-écologique et locale, et des circuits courts entre la production et les consommateurs.

 

Découvrez le rapport « Derrière le code-barres, des inégalités en chaînes ! »,
 

Migration : « Des gens comme nous »OXFAM
Pendant que nos politiciens tiennent un discours toujours plus répressif, les citoyens continuent de se mobiliser en solidarité avec les migrants. Emilie et Inke ont décidé de leur ouvrir leur porte.
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